30 avril 2012

Bistro Lustucru

Délicieux tartares et desserts au bistro Lustucru !


Gravlax de truite à l’huile de sésame rôti, salade de fenouil, 
coulis de mangues au gingembre et vinaigre de riz, caviar de lompe
Tartare de cardeau au caviar, concombre et mayo au sambal oelek, avocat et galette de risotto frite

Tartare de bœuf, mayo aux tomates séchées, pomme paille et câpron
Tartare d’agneau aux poivrons rôtis, cornichons et aneth, salade de lentilles à la menthe et au cari
Tartare de saumon à la coriandre et à la salicorne, purée d’avocat au wasabi, salade de céleris à la crème sûre et au gingembre, gelée de soya et chips de crevettes

Gâteau au fromage de chèvre et sorbet à la betterave et à l'érable

Moelleux au chocolat et sandwich à la crème glacée au caramel


28 avril 2012

Moitié-Moitié

Le 24 avril avait lieu à la QV le premier potluck thématique Moitié-Moitié, un projet d’innovation et de solidarité sociales mis en place par Tania Jiménez et visant à rassembler les Québécois d’origine et les néo-Montréalais issus de différentes cultures par l’entremise d’une série d’activités gastronomiques. Lorsqu’un repas-partage est annoncé, il s’agit de réserver sa place en achetant un billet sur Eventbrite pour une quinzaine de dollars, montant servant à défrayer la location de la salle et le coût des boissons servies. Le jour venu, les convives sont invités à apporter un plat d’environ 10 portions qu'ils choisissent en fonction d'un thème déterminé. La nostalgie, sujet retenu pour la premier potluck, a inspiré à la quinzaine de participants de délicieux plats : salade fattouche, ají de pollo, saucisses, ceviche, pain de viande, tamales, manzanas con camisa, shortcake aux fraises, etc. À l’issue d’un repas convivial et copieux, les participants ravis ont eu la chance de rentrer chez eux en emportant les savoureux restes et de mettre la main sur de superbes recettes de famille grâce au livret PDF réalisé par Tania. Notons que Moitié-Moitié prévoit par ailleurs organiser dans le futur des séances de cuisine en petit groupe au profit d’organismes communautaires de même que des ateliers gastronomiques multiculturels. Je vous invite à encourager Moitié-Moitié, une belle initiative sociale qui permet de discuter avec des gens ouverts, sympathiques et intéressants autour de succulents petits plats !



Tania Jiménez
Crêpes au dulce de leche
Manzanas con camisa (pommes en chemise)


coucou@moitie-moitie.org

21 avril 2012

Salute

Salute : une cuisine italienne évolutive chaleureuse et subtile !

Soupe aux petits pois
Spaghetti tomate, basilique
Pavé de saumon sur fèves vertes et lentilles
Marinade maison au piment
Sorbet à la bergamote, coulis de mûres et crème fouettée

Restaurant Salute
234, rue Laurier Ouest, Montréal, H2T 2N8
Tél. : (514) 273-9378

20 avril 2012

La Panthère verte

J’ai un coup de cœur : les bistros La Panthère verte, conviviaux et lumineux, ayant pignon sur rue dans le Mile-End sur Saint-Viateur Ouest et au centre-ville sur MacKay. Fruits d’une initiative du chef et entrepreneur Haim Shoham, qui souhaitait « développer une manière de vivre plus soutenable dans la réalité urbaine d’aujourd’hui » (« Qui sommes-nous ? », La Panthère verte), les deux succursales de la Panthère verte offrent une savoureuse cuisine végétalienne et locale à petit prix.

Sur la carte courte et appétissante, on propose une variété de sandwichs copieux, des salades froides, des smoothies et jus frais, un plat chaud du jour de même que quelques desserts sans œuf ni produits laitiers. L’étoile du menu : le spectaculaire sandwich aux falafels à 5,99$, un pita de blé entier dans lequel on entasse carottes râpées, chou mariné, cornichon, luzerne, vinaigrette au tahini et boulettes dorées de pois chiches. Une parfaite combinaison de textures et de saveurs, un sandwich extraordinaire, idéal pour l’heure du lunch. On trouve par ailleurs dans un présentoir réfrigéré diverses boissons gazeuses biologiques, du kombucha, de même que plusieurs plats à emporter (soupe de fèves noires, velouté de champignons, chili végétarien, etc.) dans des pots en verre réutilisables. Car à la Panthère verte, on réutilise, on récupère et on composte.

Pour une bouchée sur le pouce ou un succulent repas à partager en petit groupe, je recommande chaleureusement une halte à la La Panthère verte, une oasis de fraîcheur pour la jungle urbaine.


La Panthère verte, succursale Saint-Viateur Ouest

Salades du jour
Sandwich aux falafels

Deux succursales:
- 66, rue Saint-Viateur Ouest, Montréal, H2T 2K8
514-903-7770
- 2153, rue Mackay, Montréal, H3G 2J2
514-903-4744


Sur Twitter


14 avril 2012

Cabane à sucre Au Pied de Cochon

Sa réputation n’est plus à faire. La Cabane à sucre Au pied de Cochon s'impose depuis 2009 comme un incontournable rendez-vous gourmand printanier. Avec raison. La nourriture est savoureuse et l’expérience, à la hauteur des attentes.

C’est à Saint-Benoît de Mirabel, à 45 minutes de Montréal, que se trouve l’érablière du coloré Martin Picard, premier chef propriétaire d'une cabane à sucre au Québec. Difficile d’obtenir une réservation dans la salle à manger rustique d'une centaine de places ! Année après année, l’enthousiasme des foules ne s’essouffle pas et la Cabane affiche complet longtemps avant le début de la saison des sucres. Picard commente : « Les inscriptions sont ouvertes depuis le 1er décembre. Le 1er décembre à 10 h, nous avions déjà reçu environ 2 000 courriels pour près de 10 000 réservations. C’est fou ! » (Gwenaëlle Reyt, « Faut que ça baigne », Voir, 23 février 2012)

Ode au sirop d’érable et à la viande dans toutes leurs déclinaisons, le menu de la Cabane propose des classiques
du temps des sucres revisités et des mets originaux qui évoluent en cours de saison. « Notre objectif est de varier en partie le menu de façon quotidienne, ce qui nous permettra d’expérimenter et de servir un maximum de plats faits à base de sirop d’érable », annonce-t-on sur le site de la Cabane.


Creton, blinis au gras de canard et salade mixte
Esturgeon sur guacamole, riz et nori, avec grillade de lard
Tourtière du shack
Omelette au homard et smoked meat

À la Cabane à sucre Au Pied de Cochon, chaque mets est remarquable, des salades goûteuses aux viandes parfaitement braisées dans des poêles en fonte. On s’émerveille à chaque bouchée des accents d’érable bien dosés. Dans mon assiette le 14 avril : blinis au gras de canard, cretons et salade mixte ; hareng, pommes de terre et échalottes ; esturgeon sur guacamole, riz et nori ; spectaculaire omelette au homard garnie de smoked meat ; fèves au lard, cuisses de canard confit et fromage cottage ; porc BBQ, porcelet et salade de chou ; crème glacée, tire, éclairs, brioches, cornets et crêpes. Mes amis et moi avons eu un coup de cœur pour le merveilleux canard, les fantastiques morceaux de porc effiloché et la délicieuse tire. Au menu standard proposé quotidiennement, notons qu’il est possible d’ajouter une superbe demi-tourtière au porc avec ketchup maison pour 10$. Dire que les portions sont généreuses à la Cabane relève de l’euphémisme. Des assiettes d’aluminium « pour les restes » sont apportées à table au premier service. Il vaut mieux faire preuve de retenue en dégustant l’entrée si l’on veut arriver à tout goûter ! À l’issue du repas gargantuesque qui dure environ deux heures, les mangeurs quittent la Cabane ravis, le ventre bombé et les mains pleines de nourriture à rapporter chez soi.

Canard et rondelles d'oignon
Fèves au lard, cuisses de canard confites et fromage cottage
Porc BBQ, porcelet et salade de chou
Crème glacée, tire, éclairs, brioches, cornets et crêpes

La Cabane à sucre Au Pied de Cochon est une expérience gastronomique à essayer absolument. De la grande cuisine du terroir, champêtre et habile, qui vaut chaque dollar demandé. Le meilleur repas de cabane que j’aie mangé, tout simplement.

Si la Cabane à sucre Au Pied de Cochon affiche complet ce printemps, il est actuellement possible de faire une réservation pour la nouvelle activité saisonnière « La cabane tombe dans les pommes », qui prévoit du 31 août au 14 octobre 2012 un menu unique à 50$ le couvert. Ne ratez pas votre chance !

Pour prolonger le plaisir à la maison : le nouveau livre de Martin Picard intitulé Cabane à sucre Au Pied de Cochon (69,99$) propose 110 recettes salées et sucrées mettant en valeur le sirop d’érable.


11382, rang de la Fresnière
Saint-Benoît de Mirabel, Québec, J7N 2R9
Tél. : (450) 258-1732
Fax : (450) 258-4347

Réservations « La Cabane tombe dans les pommes ! »
Par courriel uniquement : reservations@cabaneasucreaupieddecochon.com

Tarifs
Enfants de 3 ans et moins : Gratuit
12 ans et moins : 20$
Adultes : 57$
Menu d'automne : 50$
  
536, rue Duluth Est, Montréal
Tél. : (514) 281-1114

1 avril 2012

Souvenirs sucrés

Les premières choses que ses yeux ont vues se confondent en une seule, incessante : une cabane blanche, sucrée comme dans les contes. Alors que Jade marchait sur un chemin de gravier tout simple, ce premier moment de conscience avait émergé des brumes de l’enfance. Fascinée par les vapeurs crayeuses qui s’échappaient du toit de la chaumière, Jade avait senti son être se muer en une interrogation. Puis, d’un mot – son premier –, l’enfant avait transcendé sa solitude pour prendre contact avec la réalité. Fumée. Oui, la fumée de la cabane à sucre familiale avait révélé à Jade l’infinie richesse du monde. Un temps, elle fut prise du vertige et hésita à déplier sa jeune existence dans la forêt d’érables. Puis, de son regard neuf qui allait au-devant des choses, elle scruta une flaque d’eau où lentement affleura son visage. Un beau jour, comme ça, elle s’était nommée Jade. L’enfant qui ignorait tout, sauf l’essentiel, était alors entrée dans la cabane pour se laisser bercer par des bras aimants, par des saveurs sucrées. Plus tard, lorsque les vapeurs se furent dissipées, Jade réalisa qu’elle était devenue grande et qu’elle avait oublié cette métaphore fondamentale qui la situait dans l’univers. Ses sens désabusés étaient couverts de poussière. C’est alors que la femme Jade se mit à esquisser sur des toiles crayeuses cette cabane mythique où elle était venue au monde et qui lui permettrait peut-être un jour de se répandre aux confins d’elle-même.

Exercice de réécriture : réponse à Hector Bianciotti (« Jardin », dans Le Traité des saisons. Paris : Gallimard, 1977.)
Texte de création rédigé à l’automne 2002